Le G20 détient 90% des richesses mondiales mais n'a visiblement pas vocation à se préoccuper des problèmes de la famine qui tue de plus en plus de malheureux dans les pays les plus pauvres. On a vu que pour ce qui est de l'aide à dispenser aux pays en difficulté, le G20 passe le témoin au FMI et aux autres organisations internationales. Donc maintenant, avec les difficultés qui se multiplient au sein même des pays riches en pleine récession, il va falloir beaucoup de volontarisme pour arriver à imposer que l'aide indispensable ne soit pas réduite voire supprimée. La volatilité des matières premières qui a fait monter les prix des céréales au même titre que le pétrole et que les métaux, devrait maintenant donner un petit coup de main avec la nette baisse des prix marquant la fin de la spéculation à la hausse.
Reste à mettre en place de façon sérieuse des actions coordonnées et contrôlées de lutte contre la famine en recherchant parallèlement les moyens de sortir de la situation qui en est la cause. Les milliards de dollars qui servent à sauver le système financier mondial ne pourraient -ils pas être amputés d'un 1 à 2% affectés à cette lutte ? Certainement que ce serait possible si les membres du G20 le voulaient bien, mais là comme pour beaucoup d'autres sujets chacun préfère compter sur le voisin pour commencer.