• La Famine dans les pays pauvres - Le G20 l'ignore t-il ?

    Par chabl le dimanche 13 avril 2008 à 08h43, lu 3303 fois
    On voit arriver un peu partout dans le monde et surtout dans les pays pauvres une envolée des prix des denrées alimentaires de première nécessité. Que ce soit le blé, le mais, le riz et toutes les céréales, mais aussi le lait et les produits laitiers, sans parler du poisson et de la viande tout flambe et la pénurie commence à s'installer en Afrique, en Asie du Sud-Est et dans des états pauvres comme Madagascar et Haiti.

    Le FMI, suite aux émeutes qui se développent un peu partout dans le monde causées par cette montée sans précédent des prix alimentaires vient de lancer un cri d'alarme mais s'il en appelle aux gouvernements et à l' ONU il n'a pas donné la solution d'un problème qui est sans doute un des plus graves que le monde rencontre depuis la dernière guerre mondiale.

    Avant d'en venir à la recherche de solutions, il faut aussi se demander quelles sont les causes de cette crise, et à qui la faute ?

    Ce Post voudrait essayer de lancer le débat sur un sujet qui me parait terrible pour l'humanité :
    Laisser mourir de faim des millions de personnes alors que ce sont uniquement des spéculations qui en sont la cause.

    Parmi les causes on a donc bien entendu, la spéculation boursière sur les denrées alimentaires, qui fait comme sur les métaux et sur le baril de pétrole de gros dégats.
    Mais on a aussi depuis quelques années la grossière erreur de la montée en puissance des Biocarburants que les Lobbies Agricoles appuyés au début par des écologistes ont réussi à imposer aux USA, en Europe et au Brésil.
    Les changements climatiques aussi ont tendance à perturber les récoltes, et la guerre des OGM avec des firmes comme Monsanto qui cherchent à accroitre leurs profits n'arrangent pas non plus la situation.
    message édité le 16/11/2008 à 15h42
    31 commentaire(s) - Ajouter un commentaire
    Répondre Envoyer un message privé à chabl
    Haut de page
Pour voter pour cet article, vous devez être membre.6 votes
Commentaires
Réagir
Me prévenir si un nouveau message est posté sur cette discussion
  • le 20/04/2008 à 23h18, Faire un renvoicommentaire de chabl

    Le FMI, l'ONU, et le G8 + ....

    Ils doivent tous s'y mettre pour dénoncer les hérésies commises en fabriquant des biocarburants avec des aliments ou en détournant des surfaces cultivables de leur but premier qui est de nourrir tous les habitants de la planète.

    DSK vient de le faire au nom du FMI, Ban-Ki-Moona du le faire sans trop de bruit au nom de l'ONU.

    Mais ce qui manque maintenant le plus, en dehors des opérations coup de poing pour essayer de parer au plus urgent, c'est une belle unanimité politique sur tous les continents afin de trouver des solutions capables de changer la donne partout où la famine règne.

    Répondre Citer Envoyer un message privé à chabl
    Haut de page
  • le 10/05/2008 à 17h09, Faire un renvoicommentaire de chabl

    Les Chinois coupables vis à vis des pays pauvres ?

    Cela ne s'est pas encore étalé au grand jour, mais on commence à le dire. La Chine rachète de plus en plus de terres cultivables en Afrique et en Amérique du Sud afin d'augmenter ses capacités de nourrir une population Chinoise qui avec le développement du pays en demande de plus en plus et ne pourra plus se suffire des ressources du pays.
    Ce faisant les chinois stockent des denrées comme le soja et les céréales au détriment des populations locales, même s'ils rétribuent avec un salaire en nature pour leur permettre de subsister les ouvriers agricoles locaux.
    La grogne antichinoise pourrait bien monter dans les années à venir. Quelque part ils contribuent par leur demande interne toujours plus forte et par leurs stockages à la surenchère des prix et à affamer les pays pauvres auxquels ils enlèvent des aliments.

    Répondre Citer Envoyer un message privé à chabl
    Haut de page
  • le 20/06/2008 à 11h28, Faire un renvoicommentaire de chabl

    Des usines de désalinisation et un réseau d'acqueducs pour combattre la famine ?

    Quand je lis dans un autre post que l'on va dépenser un argent fou dans un projet de canal pour relier la Mer Morte et la Mer Rouge, je suis enclin à poser la question de l'eau pour les populations accablées par la famine à cause d'un manque d'eau.
    Un canal de 200 KM entre mer morte et mer rouge
    On peut comprendre les intérêts financiers qui poussent à la réalisation de ce canal, avec une présentation qui se veut écologique (le sauvetage de la Mer Morte), mais lorsqu'on parle d'aménagements hydro-électriques, d'usines de désalinisation de l'eau de mer on est obligé de repenser à toutes ces populations Africaines ou autres condamnées à la famine par manque d'eau.
    A quand le financement par les Nations-Unies d'usines de Désalinisation d'eau de mer et de réseaux de transport de l'eau vers toutes les populations qui en sont privées ? Cela n'a évidemment pas autant d'intérêt pour des investisseurs mais pour arriver à rendre la vie possible à des millions d'hommes sur leur territoire il semble que l'étude devrait en être faite en priorité.
    Il est en effet possible de faire un acheminement d'eau, si on le veut, aussi facilement qu'on sait le faire pour l'acheminement du pétrole, mais comme ça ne rapporte rien de construire des pipe-line pour acheminer de l'eau et que ce sont des fonds d'aide qui devraient financer ces investissements il n'y a pas bien entendu beaucoup d'engouement.

    Répondre Citer Envoyer un message privé à chabl
    Haut de page
  • le 05/07/2008 à 10h43, Faire un renvoicommentaire de chabl

    Les biocarburants encore accusés

    Un rapport gardé sous le coude serait sur le point de sortir et remet carrément en accusation les biocarburants et l'administration Bush.

    ________________________________________________________________________

    Le rapport aux conclusions détonantes n'a pas été publié pour éviter de gêner le gouvernement américain.
    Le développement des biocarburants a provoqué une hausse des prix alimentaires de 75% depuis 2002, selon un rapport de la Banque mondiale dont le Guardian publie des extraits vendredi. Ce rapport aux conclusions détonantes a été achevé en avril mais n'a pas encore été publié pour éviter de gêner le gouvernement américain qui soutient que les biocarburants n'ont fait grimper que les prix alimentaires de 3% seulement, selon le quotidien britannique.

    Le rapport a observé une hausse de 140% d'un panier de prix alimentaires depuis 2002 jusqu'en février 2008. Et il conclut que "la hausse des prix de l'énergie et des engrais ont contribué à une hausse de seulement 15%, tandis que les biocarburants ont contribué à une hausse de 75% sur cette période".

    Le rapport rédigé par un économiste de la Banque mondiale, Don Mitchell, va notamment à l'encontre des affirmations du président George W. Bush, selon lequel la croissance de la demande chinoise et indienne est un facteur de hausse des prix alimentaires. "L'augmentation rapide des revenus des pays en développement n'a pas débouché sur une hausse importante de la consommation mondiale de céréales et n'a pas été un facteur important de hausse des prix", indique le rapport cité par le Guardian.

    Des sécheresses en Australie n'ont pas non plus eu un impact significatif, estime le rapport. Mais c'est l'utilisation croissante de biocarburants en Europe et aux Etats-Unis qui a eu la plus grande influence sur les prix, selon le rapport. "Sans l'augmentation (du recours) aux biocarburants, les stocks mondiaux de blé et maïs n'auraient pas baissé autant et les hausses de prix causées par d'autres facteurs auraient été plus modérées", souligne le rapport.

    L'auteur ajoute que la course aux biocarburants a créé des distorsions sur le marché alimentaire, détournant une partie des céréales vers les carburants au détriment de l'alimentation, et alimentant une spéculation financière sur le marché des céréales. Les biocarburants, qui sont pour leurs promoteurs une alternative écologique aux énergies fossiles et permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre, seront au menu du G8 au Japon la semaine prochaine, tout comme la hausse des prix alimentaires. Des groupes de pressions militent pour un moratoire sur le développement des biocarburants.
    ________________________________________________________________________

    Répondre Citer Envoyer un message privé à chabl
    Haut de page
  • le 16/11/2008 à 17h12, Faire un renvoicommentaire de chabl

    Le G20 a t-il pensé aux absents ?

    Extraits du plan d’action du G20

    Réformer les institutions financières internationales
    - Nous sommes déterminés à faire progresser la reforme des institutions de Bretton Woods de matière à ce qu’elles reflètent mieux l’évolution des poids économiques respectifs dans l’économie mondiale afin d’accroitre leur légitimité et leur efficacité. A cet égard, les économies émergentes et en développement, y compris les pays les plus pauvres, devraient pouvoir mieux faire entendre leur voix et y être mieux représentés. Le Forum de Stabilité Financière doit s’ouvrir de manière urgente a davantage d’économies émergentes, et d’autres grands organismes normatifs devraient revoir urgemment leur composition. Le FMI, en coopération avec le FSF élargi et d’autres organisations, doit mieux identifier les points de vulnérabilité, anticiper les tensions potentielles et agir rapidement afin de jouer un rôle clé dans le traitement des crises.

    Aider les pays en développement
    - Aider les économies émergentes et en développement pour qu’elles puissent avoir accès au financement dans les conditions financières difficiles qu’elles connaissent actuellement, y compris a travers des facilites de liquidités et des programmes de soutien. Nous soulignons le rôle important du FMI dans la réponse à la crise, accueillons avec satisfaction sa nouvelle facilité de liquidité à court terme et appelons à la revue en cours de ces instruments et facilités pour assurer plus de flexibilité.
    - Encourager la Banque mondiale et les autres banques multilatérales de développement d’utiliser leurs pleines capacités en soutien de l’agenda de développement, et nous accueillons avec satisfaction la récente introduction de nouvelles facilités par la Banque mondiale dans les domaines du financement des infrastructures et du crédit-export.

    - Nous sommes conscients de l’impact de la crise actuelle sur les pays en développement, et particulièrement sur les plus vulnérables d’entre eux. Nous réaffirmons l’importance des objectifs du millénaire pour le développement, les engagements en matière d’aide au développement que nous avons pris et nous demandons aux économies développées et émergentes de prendre des engagements a la hauteur de leur capacité et de leur rôle dans l’économie globale. A cet égard, nous réaffirmons les principes du développement agrées à la Conférence des Nations Unies sur le financement du développement a Monterrey, Mexique, en 2002 qui soulignaient l’importance de l’appropriation par les pays bénéficiaires et la mobilisation des toutes les sources de financement pour le développement.
    ________________________________________________________________________

    Mais il a oublié de s'occuper dans le fond de ce qui esqt le plus important pour les pays pauvres. Dans les pays développés, la crise signifie baisse du pouvoir d'achat; mais chez les plus démunis, elle veut dire risque de famine pour certains, malnutrition pour beaucoup et séquelles pour toute une génération.
    Le communiqué final affirme que ces mêmes principes "ont sorti des millions de personnes de la pauvreté et permis une élévation importante du niveau de vie mondial", au moment où les pays développés réduisent drastiquement leurs aides au développement, où le nombre d'êtres humains exposés à la famine atteint le milliard (+250 millions en deux ans), où le Programme d'Aide Alimentaire (PAM) réduit ses actions, par manque de denrées, et qu'une grande partie de la récolte 2008-2009 des pays pauvres est condamnée, faisant redouter une famine des plus graves, selon Louis Michel, commissaire européen en charge du Développement.
    Le G20 doit écouter les pauvres
    La présidente de l'organisation humanitaire Action Aid International, Noerine Kaleeba, avait appelé le G20 à ne pas être un "club fermé". "Les pays pauvres ne sont pas présents à cette réunion. C'est un club fermé, des gens derrière des portes fermées qui parlent de certains problèmes, mais les populations directement affectées par ces problèmes sont absentes.

    La crise actuelle ne trouvera d’issue durable que si la nouvelle régulation internationale est à la fois plus efficace, au service d’une répartition plus juste des richesses, et plus légitime, en associant étroitement les pays pauvres.
    Bien plus que le G20, le sommet des Nations unies sur le financement du développement, qui se tient à Doha (Qatar) à la fin du mois, sera l’occasion rêvée d’entreprendre ce chantier exigeant.

    Répondre Citer Envoyer un message privé à chabl
    Haut de page
Réagir
Me prévenir si un nouveau message est posté sur cette discussion
compteur