Le Soudan est considéré comme le grenier de l'Afrique .On sait dans quel état il se trouve actuellement .C'est peut-etre une des raisons des derniers troubles en Egypte .
Oui et les greniers vidés plus la spéculation ont abouti à ceci :
Le site Univers Nature publie la courbe impressionnante du prix du riz depuis 2000: "Pour la deuxième année consécutive, la hausse de la production
mondiale de riz est inférieure à la croissance démographique, ce qui
entraîne une diminution de la quantité disponible par habitant."
Indice des prix du riz
"Actuellement la population mondiale consomme plus de riz qu’elle n’en produit ; les stocks mondiaux ne cessent de diminuer et atteignent des niveaux critiques. En sept ans, les stocks de riz blanc ont été divisés par deux, passant de 147 millions de tonnes en 2000 à 71 millions en 2007. La situation est d’autant plus dramatique que comme le rappelle la FAO : « Le riz est l'aliment de base pour plus de la moitié de la population mondiale. Pour ne citer qu'un exemple, en Asie, plus de 2 milliards de personnes tirent 60 à 70 % de leur apport énergétique du riz et de ses dérivés".
Plus spécifiquement au sujet de l'Afrique :
Coïncidence : en zappant sur les ondes, je suis tombé sur l'émission "Faîtes comme chez vous" (Europe 1) depuis Dakar et l'un des sujets était la situation alimentaire de l'Afrique en général et plus particulièrement du Sénégal.
Il en ressort, selon les intervenants, que la responsabilité de l'état sénégalais dans la situation (pénurie) actuelle est évaluée à 70%, les facteurs exogènes (inflation, spéculation, ..) comptant pour 30%.
Sans être en mesure de le chiffrer à l'échelle du continent, c'est aussi mon sentiment : la famine (pour en revenir au titre de cette file) et la malnutrition ne datent pas de l'explosion (récente) du coût des matières premières.
Dans toutes les causes énumérées, il me semble que vous privilégiez les conjoncturelles et oubliez les structurelles : la corruption (chronique et généralisée), les guerres (chroniques et multiples), les délires dogmatiques (Zimbabwe, Algérie qui ont été les greniers de l'Afrique, ..) qui expliquent l'incapacité des états à nourrir leurs populations depuis plusieurs décennies.
Les évènements actuels sont un facteur aggravant mais ne sont pas, selon moi, à classer au chapitre des causes.
Enfin, à l'inverse de CHABL, je place les OGM dans les solutions : pouvoir utiliser des produits résistant aux ravages des insectes et des maladies et exigeant moins d'eau (primordial) est une réponse (ce n'est pas la seule) aux contraintes de l'agriculture des pays en voie de développement.
A ce sujet, je considère que le combat (d'arrière garde ?) des anti OGM français fait le jeu des multinationales étrangères (US en tête) en étouffant la recherche de notre pays.
270784 a écrit :Bonjour
Les raisons sont multiples .Il y a évidemment celles que vous aviez évoquées .Il y en a bcoup d'autres .Je vais parler de l'Afrique et du monde arabe .
Le Soudan est considéré comme le grenier de l'Afrique .On sait dans quel état il se trouve actuellement .C'est peut-etre une des raisons des derniers troubles en Egypte .
L'Algérie possède un énorme potentiel agricole .Les recettes pétrolières de ce pays dècouragent les gens à s'occuper de l'agriculture .Le commerce et le trafic sont bcp plus rentables .
L'Irak , avec ses deux gds fleuves avait du potentiel .En ce moment les eaux sont polluées et les Irakiens sont obligés d'en boire .
Les monarchies pétrolières du golfe investissent énormément dans les autres pays arabes .Malheureusement leurs investissements sont uniquement dans les secteurs touristique et immobilier . On le voit dans les pays du Maghreb .
Il faut ajouter la spéculation , qui est responsable (pour prés de 15% selon certains) de la hausse des prix
Vous oubliez dans les greniers à blé de l'afrique l'ex Rhodésie du Sud dont le nom provient de Cecil Rhodes, colonisateur britannique, fondateur et administrateur de ce territoire, prospère pays agricole d'afrique, devenu le Zimbabwé entre les mains de l'incompétant Mugabé qui à exproprié les grand fermiers blancs et qui maintenant n'arrive plus à nourrir sa population.
pgir_bourse a écrit :[color=blue][b]
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Enfin, à l'inverse de CHABL, je place les OGM dans les solutions : pouvoir utiliser des produits résistant aux ravages des insectes et des maladies et exigeant moins d'eau (primordial) est une réponse (ce n'est pas la seule) aux contraintes de l'agriculture des pays en voie de développement.
A ce sujet, je considère que le combat (d'arrière garde ?) des anti OGM français fait le jeu des multinationales étrangères (US en tête) en étouffant la recherche de notre pays.
Bonjour pgir,
attention je ne suis pas anti-OGM comme tu sembles le croire, mais je pense que la solution de la famine n'est certainement pas l'utilisation sans controles des OGM, surtout s'ils sont confisqués par des multinationales car le cout des semences aggravera les risques de famine dans les pays pauvres plus qu'il ne les résoudra. Dans ce domaine il faut savoir effectivement raison garder, et tout en permettant les recherches il ne faut pas chercher avant tout à faire uniquement de l'argent avec les Brevets comme cela se passe dans l'industrie pharmaceutique. Sinon au lieu de résoudre les famines on les aggravera. Il y aura lieu de permettre à l'échelon international le droit aux génériques alimentaires, et surtout aux pays pauvres d'accéder gratuitement aux semences dont ils ont besoin.
Pour ce qui est des responsabilités des gouvernants de pays pauvres, on sait bien qu'elles sont fortes, mais on ne peut pas à cause de cela, s'exonérer de nos responsabilités spéculatives.
Kiceca ......
Vous oubliez dans les greniers à blé de l'afrique l'ex Rhodésie du Sud dont le nom provient de Cecil Rhodes, colonisateur britannique, fondateur et administrateur de ce territoire, prospère pays agricole d'afrique, devenu le Zimbabwé entre les mains de l'incompétant Mugabé qui à exproprié les grand fermiers blancs et qui maintenant n'arrive plus à nourrir sa population.
Bonjour Kiceca,
tu as raison c'est aussi un exemple du triste état de nombre de pays africains. Et on peut aussi se poser la question en l'élargissant sur l'exploitation de toutes les zones cultivables.
On sait qu'en Asie il ne doit plus y avoir beaucoup de zones non exploitées, mais en Sibérie et en Amérique du Nord et du Sud il doit y avoir encore quelques réserves. Ce ne sont pas forcément les zones qui sont en mesure de pousser la culture intensive, car elles sont le plus souvent non peuplées.
Alors que les pays surpeuplés ne disposent pas de toutes les surfaces cultivables dont ils auraient besoin.